Le kit du développement durable


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Développement local, Zones d'activités , Economie écologique, Economie solidaire, Pauvreté, MondialisationSociétés transnationalesOMC, Commerce, Commerce équitable, Corruption, Tourisme vert,
Ecotourisme, Ecolabel, Certifications, Dette, AgricultureAlimentation, Investissements socialement responsables, Production propre, Comptabilité, Management environnemental, HQE, Ecotaxes, Sécurité alimentaire, Population et démographie, Entreprises, Assurances-Finances et Environnement, Achats éthiques, Consommation
L' environnement apparaît, dans un contexte socio-économique en mutation, comme un élément de compétitivité, de concurrence qui influe sur la gestion d'ensemble des entreprises. La protection de l'environnement est aussi devenue un secteur du marché à part entière (dans ce domaine de très grandes différences subsistent entre états membres de l'Union Européenne, le marché allemand de l'environnement étant par exemple plus large que les marchés français et britannique réunis).Géographiquement il faut associer la dynamique de l'activité industrielle, d'un point de vue environnemental, l'intensité et la localisation de la production. L'intensité a un effet multiplicateur sur les impacts potentiels ou réels, et la localisation entraîne une utilisation, une occupation du sol ainsi qu'un type d'aménagement du territoire pour la mise en oeuvre de toutes les structures de fonctionnement et de communication (transports, services, emploi, approvisionnement en eau...etc.). Pour rationaliser la complémentarité entre entreprises ( dans la perspective du cycle de vie d'un produit ), on voit se développer de plus en plus, dans les pays anglo saxons, des " Parcs Eco-industriels " qui rassemblent sur un même lieu des industries dont les sous produits de l'une sont le matériau de base de l'autre... .

Le déplacement des productions joue donc un rôle important dans ce domaine et peut aussi avoir des effets sur l'environnement : on peut par exemple se référer aux problèmes des friches industrielles.

Les risques industriels :
En 1996 ont été répertoriés 1 737 accidents industriels ou technologiques Il existe par ailleurs des accidents de moindre conséquence ou moins documentés. Faute de critères précis de prise en compte des accidents dans cet inventaire, l'évolution de leur nombre n'est pas significative.

En 1996, on recense en France métropolitaine 379 établissements qui entrent dans le champ d'application de la directive européenne "Seveso" concernant les risques d'accidents majeurs de certaines activités industrielles (13 dans les DOM) et 132 installations nucléaires de base (INB) localisées sur 40 sites : centrales nucléaires, usines, centres d'études, sites de stockage... .

En 2001 : Toulouse... ..et... très récemment un nouveau site web pour informer : http://debat-risques.environnement.gouv.fr


Déchets des Entreprises :
Les déchets des entreprises sont extrêmement hétérogènes, allant des très grandes quantités de déblais des travaux publics ou des déchets agricoles, aux déchets industriels "spéciaux " dangereux pour la santé ou l'environnement. Ces derniers, qui posent le plus de problèmes, ont été estimés à 7 millions de tonnes en 1990. Mais seule la quantité traitée en externe est bien connue.
Plus de la moitié des déchets industriels spéciaux traités en externe, dans les centres de traitement subventionnés par les Agences de l'eau, est aujourd'hui incinérée ; la mise en décharge contrôlée concerne à peu près le tiers de ces déchets, et le traitement physico-chimique régresse.


Multinationales :
51 des 100 plus importantes économies du globe ( à l'exclusion des banques et des institutions financières ) sont maintenant des entreprises et parmi ces multinationales, la plupart cherche à contourner les législations environnementales jugées trop contraignantes en se délocalisant dans les pays qui ont assoupli leurs textes règlementaires ( voir rubrique " accords internationaux " ) : en bref : un calcul à court terme semble indiquer que l'on gagne plus de fric en méprisant les contraintes environnementales... Mais ceci pourrait changer sous la pression des actionnaires vertueux et surtout sous la vigilance des fonds éthiques dont l'importance grandit .

Certains pays en voie d'industrialisation vont très loin pour attirer les investisseurs : une publicité insérée dans le magazine " Fortune " par le gouvernement philippin proclame : " Afin d'attirer des sociétés comme la vôtre... .nous avons abattu des montagnes, rasé des forêts, asséché des marais, détourné des cours d'eau, déplacé des villes... afin qu'il vous soit plus facile à vous et votre entreprise, de faire des affaires chez nous "


Très présentes au Sommet de Johannesburg, principaux sponsors du sommet, les multinationales n'ont eu de cesse de démontrer leur volonté de contribuer à une planète écologiquement, économiquement et socialement viable et durable, avec force conférences, interventions et visites sur le terrain. Pas de contrainte pour les entreprises en terme de responsabilité sociale et environnementale, auront donc décidé les chefs d'Etat et de gouvernements réunis en Afrique du Sud, et pourtant. L'impact négatif des multinationales en matière d'environnement et de conditions de travail est grandissant.

Propre au Nord, sale au Sud
A l'initiative de l'Ong Ground Work (" travail de terrain "), affiliée aux Amis de la terre, ils furent plusieurs Malais, Américains, Mozambicains, Sud-africains... à venir témoigner de l'impact des multinationales sur leur vie et des luttes qui sont les leurs. Parmi les très nombreux exemples cités : celui de cette décharge d'ordures ménagères, située au coeur d'un township. Gérée par Sita, une filiale du groupe français Suez, elle accueille, en fait sans le reconnaître, quantité de déchets toxiques, hospitaliers avant tout, au mépris le plus total de la sécurité des habitants, des enfants surtout qui se blessent aux seringues usagées ou s'empoisonnent.


PME - PMI
Les PME-PMI occupent une place centrale au coeur du tissu économique mais souffrent de handicaps : manque d'assise financière, difficulté à respecter des réglementations environnementales... Des mécanismes d'aides compensent ces handicaps : financements, aides à la Recherche-Développement, au management et à l'audit, à la formation, aux marchés extérieurs. 29% des PMI françaises de plus de 100 salariés réalisent des investissements antipollution. Peu d'entre elles sont engagées dans des démarches de process (certification ISO 14000) ou de produits (éco-labellisation). L'Etat encouragera :
  • l'adoption d'instruments volontaires : management environnemental, audit, éco-conception, analyses du cycle de vie des produits et les labels 
  • l'amélioration de la " qualité " de la réglementation environnementale, [en tenant compte des conditions économiques des PME] 
  • leur accès à la Recherche-Développement et à l'innovation 
  • et, dans le cadre de la réforme des marchés publics, leur accès à ces marchés, notamment les marchés d'environnement dans le contexte de verdissement des administrations.


A Johannesbourg, au Sommet Mondial du Développement Durable
L'émergence d'un nouvel acteur du Sommet : les entreprises
Si la montée en force des ONGs est importante, c'est surtout la mobilisation massive du secteur privé qui est marquante. Certes, lors de la préparation du Sommet, les Nations Unies et plusieurs Etats, principalement les Etats du Nord, avaient souligné le rôle essentiel que devait jouer le secteur privé dans le développement. A ceci plusieurs raisons : d'une part l'ampleur du défi que pose la pauvreté et la dégradation de l'environnement, qui implique la mobilisation de l'ensemble des acteurs, d'autre part la baisse des financements publics, enfin la reconnaissance de la place essentielle du secteur privé aussi bien dans la création de richesse et la lutte contre la pauvreté, que dans la protection de l'environnement via des modes de production plus propres.

Cette nouvelle participation était annoncée depuis la préparation du Sommet sous la forme de partenariats public-privé portant sur des actions transnationales et appelées actions de type II. Les ONGs ont depuis longtemps dénoncé les risques liés à la promotion de ce type d'action si elles ne sont pas accompagnées par des engagements politiques forts. Il semble que le message ait été entendu puisque les gouvernements se sont investis en premier lieu dans la négociation du plan d'action et une attention particulière a été apporté à lier les actions de type II aux priorités du plan d'action.

Sur place, la participation des entreprises s'est concrétisée par une présence visible dans le complexe de Ubuntu Village, l'organisation d'évènements et d'expositions et enfin la signature de nombreux partenariats, entre autres avec les agences des Nations Unies, annoncés avec force publicité. Autre partie non visible de cette présence, le lobbying ciblé auprès des représentants des Etats sur des sujets tels que les énergies fossiles ou la responsabilité des entreprises. Cependant, quelques entreprises se sont exprimées publiquement sur le développement durable. Ainsi, le WBCSD (World Business Concil for Sustainable Development) a fait une conférence de presse avec Greenpeace pour demander aux gouvernement de prendre leurs responsabilités et de ratifier le protocole de Kyoto.

Quelle que soit notre perception de la participation de ces nouveaux acteurs au Sommet, il est essentiel de considérer leur rôle dans le développement durable. Le renforcement des complémentarités reposera sur plusieurs axes essentiels :

  • la confiance des entreprises vis-à-vis des ONG et des communautés locales
  • la transparence des actions
  • l'existence d'un cadre commun minimum et indépendant encadrant les actions.
Certains points avancent tels que le dialogue entreprises/ ONG. Les relations jadis hostiles sont désormais plus coopératives avec une demande explicite de plusieurs entreprises pour que les ONG contrôlent leurs engagements en terme de responsabilité environnementale et sociale. En revanche, la construction d'un cadre commun international contraignant sur la responsabilité des acteurs, dont les entreprises, est encore loin d'être réalisée.


Séléction de sites

Annuaire des Exposants à Pollutec1600 exposants et 50 000 visiteur au 17ème salon Pollutec des technologies de l'environnement

Base de données des Eco Industries Européennes  : 7000 sociétés fournissant prestations et produits pour l'environnement

Cercle National du Recyclage :
Ses objectifs sont de promouvoir le recyclage - aider les collectivités dans la mise en place des programmes de gestion de déchets pour participer aux économies de matières premières, d'énergie et préserver l'environnement - représenter les adhérents dans un souci de défense de l'intérêt public - encourager le respect des règles de protection de l'environnement.

Certification Qualité et Environnement :
Forum de discussion, offres et demandes d'emploi, bases de données des entreprises certifiées

Entreprises

Pollution On Line  Site sur l'industrie de l'équipement et du controle des pollutions, nouvelles de ces industries, régles et normes, études de cas, contacts entreprises

TomorrowAnnuaire des directeurs environnementaux des grandes compagnies et rapports environnementaux de celles ci :



Technologies Propres

Green Pages IndexPlus de 6500 fournisseurs dans 135 pays pour des technologies respectueuses de l'environnement dans les domaines de l' Air - l'Eau - les Déchets - la Réhabilitation des Sols - les Energies renouvelables

Resource Renewable Institute

Technologies contre l'effet de serre : 7 904 organisations impliquées dans les technologies visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre : recherche par catégorie, évènements, 


Fiche co-réalisée par Adome et Ensiate- Kit du développement durable -juin 2005
Animation Ecobase21
Le contenu du Kit du Développement Durable vous est offert par ADOME qui termine actuellement un "Dictionnaire Multimedia du Développement Durable" La présentation de ce dictionnaire est prévue pour la deuxième quinzaine de Janvier 2006
Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous en précisant dans l'objet de l'email "Présentation du Dictionnaire Multimedia du Développement Durable"

ADOME peut par aileurs avec Patrice Zana [ zanap@club-internet.fr ] vous proposer différents services pour votre communication et vos projets de sensibilisation au développement durable

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