La dynamique de concurrence et les nouvelles règles commerciales de l'économie mondiale, principalement imposées par l' OMC, amènent les gouvernements du monde entier à abroger ou à faire barrage aux mesures législatives et fiscales visant à protéger l'environnement .
Au prétexte du développement économique et de l'emploi, les grands pays n'ont pas renoncé à signer un Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI) qui donnerait tous les droits aux investisseurs et imposerait tous les devoirs aux Etats. Devant la pression de l'opinion publique et de la mobilisation militante, ils ont dû abandonner leur projet de négocier cet accord dans le cadre de l'OCDE, mais la discussion devrait reprendre dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce. Dans le même temps les USA, mais aussi la Commission européenne, poursuivent leur croisade libre-échangiste en poussant à la création de nouvelles zones déréglementées, au niveau continental ou intercontinental (projet du Partenariat Economique Transcontinental, PET, entre l'Europe et l'Amérique du Nord).
"Raccourcissement des délais, rétrécissement des distances, disparition des frontières: mais pour qui? [...] L'abolition de l'espace, du temps et des frontières crée certes un village mondial, mais tous les individus ne peuvent pas en faire partie. " L'élite mondiale " rencontre peu de frontières, mais pour des milliards d'êtres humains, les frontières sont toujours aussi infranchissables." (Rapport mondial sur le développement humain. PNUD, 1999)
La mondialisation financière aggrave l'insécurité économique et les inégalités sociales. Elle contourne et rabaisse les choix des peuples, les institutions démocratiques et les Etats souverains en charge de l'intérêt général. Elle concoure au développement d'une criminalité financière présente aujourd'hui dans tous les circuits financiers. Elle leur substitue des logiques strictement spéculatives exprimant les seuls intérêts des entreprises transnationales et des marchés financiers. "Le chiffre d'affaires des plus grands groupes mondiaux dépassait le PIB de nombreux pays en 1997 (par ordre décroissant): General Motors - Thaïlande - Norvège - Ford Motor - Mitsui & Co - Arabie Saoudite - Mitsubishi - Pologne - Itochu - Afrique du Sud - Royal Dutch Shell Group - Marubeni - Grèce - Sumitomo - Exxon - Toyota Motor - Wal Mart Stores - Malaisie - Israël - Colombie - Vénézuela - Philippines" (Rapport mondial sur le développement humain. PNUD, 1999 - Sources: Forbes magazine )...
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> Mondialisation 1 2 3 4:
Cette nuance française au mot globalisation exprime notamment les nouvelles possibilités géographiques de distribution et de production, hors des lieux de décision et de conception.
Cette notion soulève les problèmes sociaux de délocalisation de la main-d'œuvre, douloureux pour les uns et bénéfiques pour les autres...La mondialisation est inéquitable : Plus de trois quart du commerce mondial est réalisé par les pays développés : si la participation des PED dans le commerce mondial s’accélère depuis le début des années 90, c’est encore de manière très marginale. L’impact sur l’environnement de la mondialisation est à double titre négatif : elle pousse à la spécialisation et à l’intensification des processus productifs, contribuant ainsi à la dégradation des milieux naturels ; elle accroît la visibilité de certains problèmes environnementaux et renforce leur dimension internationale. Elle engendre des besoins d'uniformisation des règles de jeu, des comportements et des consommations par l’ouverture à l’universalité des connaissances et l’accès ouvert aux biens, aux services et à l’information, en préservant les spécificités culturelles et les ancrages territoriaux de chaque civilisation. Les impacts environnementaux de la mondialisation appelle une régulation internationale de l’environnement dans certains domaines spécifiques (interdiction de commercialiser des produits dangereux ou des espèces menacées, par exemple).
Les impacts de la mondialisation comprennent entre autres :
- La concentration et le pouvoir des grosses entreprises
- La privatisation des services sociaux et des nécessités (telles que l’eau)
- L’affaiblissement du pouvoir du gouvernement pour protéger la sécurité/santé publique
Les inégalités entre le Nord et le Sud
- La baisse des salaires
- La dégradation des conditions de travail
- Le démantèlement des droits sociaux
- La dérégulation de la production et du marché
- La concentration des médias et l’augmentation de la faillite de petites entreprises locales.
Actuellement, les accords de libre échange entre divers pays et divers associations internationales (FMI (Fond Monétaire International), l’OMC (l’Organisation Mondiale du Commerce) et la Banque Mondiale) encouragent la mondialisation et ses effets.
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