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Il est constaté une détérioration de tous les stocks avec par exemple une exploitation quatre fois trop élevée pour la cabillaud et le hareng en Mer du Nord; la "mortalité de pêche" est donc excessive et la surcapacité de la flotte en est une des raisons principales. Cette augmentation sous estime la pression grandissante sur les stocks dans les eaux communautaires car les zones de pêche auxquelles la flotte a accès ont été réduites.Le meilleur indice pour confirmer ces tendances est l'évolution de la puissance de la flotte de pêche: en 1987 cet indice était supérieur à celui fixé en 1983 par le programme structurel de conservation des ressources.
A cette pression sur les stocks communautaires s'ajoute une évolution des techniques de pêche dont les impacts sur l'environnement marin peuvent être considérables: on peut citer, malgré la réglementation stricte à cet égard, le maillage des filets qui ne permet pas une sélection des prises, les gigantesques filets courants, ou bien le raclage abusif des fonds marins qui détruit la flore et la faune.Sur les 3,5 millions de bateaux qui composent la flotte de pêche mondiale, 99% sont des embarcations de petite taille, de simples pirogues pour certaines.
La flotte industrielle, armée de 35.000 navires, représente 1% à peine de la flotte mondiale, mais plus de 50% de la capacité de pêche mondiale.
Certaines techniques entrainent un gaspillage important: dans le cas des navires utilisant des filets maillants dérivants, entre 20% et 50% de la capture est accidentelle - et inexploitée. Autrement dit, des stocks de poissons non exploités et des cétacés (surtout les dauphins) sont menacés. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, signée par 159 états en 1982 définit un certain nombre de lois et de pratiques internationales relatives à la protection du milieu marin.
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Pêche 1
2 La gestion durable des ressources halieutiques, au coeur de la politique des pêches mise en oeuvre par le Gouvernement, s’inscrit dans le cadre de la politique européenne commune de la pêche. Elle s’appuie sur un ensemble de mesures quantitatives et qualitatives.
Objectif 1 : promouvoir l’utilisation d’engins sélectifs et respectueux de l’environnement
Plan d’actions :
Mettre en place des projets partenariaux entre administrations, professionnels et scientifiques pour mettre au point des engins sélectifs sur des pêcheries spécifiques.
Objectif 2 : rechercher l’équilibre entre les flottilles de pêche et les ressources exploitées
Plan d’actions :
- Identifier les pêcheries où la capacité de la flotte est excédentaire par rapport au potentiel à long terme offert par les ressources halieutiques
Mettre en place des plans de
- sorties ciblés, afin de rétablir un équilibre au sein de ces pêcheries.
Objectif 3 : poursuivre la définition et la mise en oeuvre d’un encadrement de l’accès aux pêcheries
Plan d’actions :
- Généraliser le système de totaux admissibles de captures (TAC) et de quotas
- Optimiser la gestion des captures en adéquation du nombre de navires sur une zone et / ou une espèce avec les ressources disponibles.
Objectif 4 : moderniser la flotte pour améliorer la sécurité des hommes, les conditions de travail à bord, la qualité des produits et une plus grande rentabilité économique
Plan d’actions :
Stratégie Nationale du Développement Durable
Pêcheries pirates : De nombreux propriétaires de navires agissent comme des pirates, ordonnant à leurs équipages de violer délibérément les lois internationales visant à protéger et conserver les stocks de poissons. Dans cette véritable ruée vers l'or, les eaux reculées entourant l'Antarctique apparaissent comme le lieu privilégié des pirates de haute mer. On parle ici de pêcheries pirates. Même si elles ne représentent qu'une partie du problème de la surpêche, elles reflètent le caractère extrême de la situation. Elles révèlent la volonté toujours plus importante de surexploiter la mer dans des conditions extrêmes et mettent en évidence les failles des systèmes internationaux et régionaux de gestion des pêcheries Pêches et environnement
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