Ecotaxe
Pour un impôt-environnementNous disposons d'une arme puissante contre la pollution de notre environnement : une taxe, un impôt-environnement. Le monde des affaires, par la force de l'habitude, n'est pas favorable à cette idée. Cela pourrait, selon lui, modifier le jeu de la concurrence dans le sens d'une diminution de la croissance économique et entraîner des suppressions d'emplois.Les gouvernements sont sensibles à ce genre d'argument et gardent leurs distances. Tout comme les industriels, ils craignent de faire le premier pas et d'avantager ainsi la concurrence étrangère. Alors les choses piétinent. La Communauté européenne se déclare prête à agir, mais seulement si le Japon et les Etats-Unis acceptent de coopérer. Le Japon fait le même genre de déclaration, tout en soulignant que le coût de son énergie est plus élevé que partout ailleurs. L'instauration d'un impôt-environnement devrait donc s'accompagner d'une réduction proportionnelle de l'impôt sur le revenu. Quoi de plus logique ? Nous devons soutenir tout ce qui est utile et désirable et imposer une charge fiscale sur ce qui ne l'est pas. Notre système fiscal actuel est un héritage du siècle dernier et nous nous retrouvons étouffés sous la poussière d'une ère révolue. Chacun est indispensable Face aux problèmes accablants auxquels le monde est confronté, que peut faire un simple individu ? Parce que la destruction de l'environnement, la famine et la guerre qui nous menacent nous semblent insurmontables, nous restons passifs. Il n'existe pas une seule raison valable pour attendre que le monde politique, industriel ou éducatif se penche sur nos désirs et décide éventuellement de résoudre nos problèmes. Les solutions viennent mieux et plus vite si nous agissons par nous-mêmes, en mettant nos idées en pratique et en exerçant notre influence. Ecological Tax Reform Danemark |
Institute for Public Policy Research (UK) La TGAP Livre blanc sur les modalités de l'extension de la taxe générale sur les activités polluantes aux consommations intermédiaires d'énergie des entreprises Making Budgets Green : 23 études dans divers pays sur le moyen de rendre les budgets d'état plus écologiques Minnesotans for an Energy-Efficient Economy (USA) Organisation for Economic Cooperation and Development Taxes environnementales Taxes environnementales pour les pays en transition Taxes environnementales selon l'Agence Européennede l'Environnement Tellus Institute (USA) Une fiscalité de développement durable , condition sine qua non pour éliminer le déficit et rembourser la dette Wuppertal Bulletin on Ecological Tax Reform Fiscalité environnementale : se limiter à encourager l’écologie et l’innovation. |
![]() Taxes vertes L Agence européenne pour l'Environnement (AEE) a recommandé aux Quinze Etats membres de l'Union et à la Commission européenne le développement des 'taxes vertes" qui, selon une étude publiée début octobre, ont donné des premiers résultats encourageants. |
En France, note encore l'étude, les taxes moins importantes sur la pollution de l'eau n'auront un véritable impact que dans une dizaine d'années. Enfin, l'étude reconnaît qu'il existe toujours d'importantes barrières politiques à l'instauration de taxes vertes. Elle dénonce, entre autres, la règle de l'unanimité pour l'adoption au niveau de l'Union européenne de toute nouvelle mesure fiscale. Les ministres des Finances de l'Union Européenne s'opposent depuis près de dix ans à l'instauration d'une taxe sur l'énergie et les émissions de C02. "Mais il y a des moyens de les surmonter", a souligné David Gee, en commençant par renoncer aux réglementations et subventions anti-écologiques, en instaurant une mise en place progressive de ces taxes vertes tout en multipliant la concertation et l'information de tous les acteurs économiques, et en développant l'harmonisation des taxes au niveau communautaire. |
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| http://www.eco-entreprise.com/ | ||||||||||
| Le pollueur paiera | ||||||||||
| Outre le taux réduit de TVA (5,5%) dont bénéficieront la collecte sélective, le tri, la valorisation de matière et la fin d’un taxation préférentielle sur le gazole, la création de la Taxe générale sur les activités polluantes (TAGP) est l’élément véritablement novateur de la réforme de la fiscalité écologique annoncée dans le projet de loi de finances pour 1999. Au 1er janvier prochain, la TAGP posera les prémices d’une «autre» fiscalité verte : celui qui pollue paiera. A terme, il devrait aussi payer pour celui qui ne pollue pas. On entend, en effet, augmenter l’assiette de cet impôt écologique pour entreprendre, progressivement, d’alléger la taxation de cette ressource devenue abondante : le travail. Les promesses tenues en germe par cette réforme de la fiscalité écologique ne sont pas faites en l’air, d’autres pays européens ont déjà fait prendre ce pli à leur système fiscal. Et, du sérieux du dispositif, de son application stricte dépend le succès de la manoeuvre. En toute logique, l’intérêt de se mettre au vert devrait donc apparaître de plus en plus nettement. Taxe évolutive, la TAGP est appelée à s’élargir. De surcroît, si les taux à l’heure actuelle en vigueur sur les cinq taxes environnementales qu’elle réunit n’augmenteront pas dans un avenir immédiat, ils seront vraisemblablement, à terme, revus à la hausse. |
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| «La pression ira en s’accentuant». Philippe Arnaud, expert en fiscalité environnementale, associé du Cabinet Salustro-Reydel, (1) a l’habitude de peser ses mots. Mais les récentes dispositions de la loi de finances pour 99, prennent bien ce chemin, qui servent de fondements à son appréciation.La voie tracée par la législation communautaire en phase avec les pays de l’Europe du Nord, en pointe dans le domaine de la fiscalité environnementale, la nécessaire harmonisation des différentes politiques des Etats membres de l’Union, la sensibilisation de plus en plus forte des opinions publiques aux problèmes environnementaux, militent en faveur de la mise en place d’une fiscalité écologique moderne, c’est-à-dire rationnelleet, surtout,homogène. La marche forcée se donne pour objectif de parvenir à la mise en place effective de cette fameuse équation pollueur/payeur. Ce souci est au fondement de la création de la Taxe générale sur les activités polluantes (TAGP), taxe qui entrera en vigueur au 1er janvier 1999 et qui est appelée à constituer le cadre naturel d’accueil de la future éco-taxe européenne. La Tagp se substituerait, aux termes de la loi, en 99, aux taxes existantes sur la pollution atmosphérique, sur les déchets ménagers et industriels spéciaux, sur les huiles de bases et les nuisances sonores. (Voir encadré). «Cette mesure comporte indiscutablement quelque chose de très novateur, observe Philippe Arnaud. On passe avec elle d’une multitude de taxes affectées, notamment mais non exclusivement à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), à une taxe unique affectée au budget de l’Etat». Plus qu’un symbole. Un nouvel impôt ? |
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| L’institution de la Taxe générale sur les activités polluantes vise à faire entrer la fiscalité environnementale dans une nouvelle ère, celle de la prévention. D’une logique de la réparation jusqu’alors en vigueur, bon gré mal gré, on passerait à une logique de l’incitation en vertu de la stricte application du principe pollueur/payeur. La Tagp, cadre d’accueil de l’éco-taxe, n’a pas seulement pour fonction de dissuader les comportements émetteurs de carbone ou de renforcer la maîtrise de l’énergie, «le premier dividende», elle a également l’ambition de «procurer des ressources affectées au budget général, qui,à prélèvements globaux constants, devraient permettre d’abaisser les prélèvements pesants sur le travail, le deuxième dividende». | ||||||||||
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| Augmenter le rendement de la fiscalité verte Le Ministère de l’environnement rend ainsi raison de la nouvelle affectation du montant des ressources de la future Tagp ; celui-ci est ainsi effectivement dissocié des financements nécessaires à la réparation des dommages causés à l’environnement. L’année 99, celle que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier, «d’an I de la fiscalité environnementale» serait donc, ad fine, moins celle de la naissance d’un nouvel impôt que celle de la mise en place des prémices d’une autre fiscalité. Celle que Géraud Guibert, secrétaire général chargé de l’environnement au Parti Socialiste, et auteur d’un rapport sur «la fiscalité écologique» appelle de ses voeux : «Jusqu’à ce jour, la fiscalité environnementale s’est constituée dans notre pays par adjonctions successives de mesures au coup par coup et sans véritable vision d’ensemble. Paradoxe majeur, l’efficacité écologique des instruments environnementaux n’a pas augmenté en proportion de leur croissance financière. La mise en place de la Tagp doit permettre de sortir de cette situation paradoxale. Si on se projette dans l’avenir, on voit bien que la taxe générale sur les activités polluantes a pour ambition, à condition que son assiette soit suffisamment large, d’opérer un basculement des charges, en accroissant celles existant sur les ressources rares et en diminuant celles qui pèsent aujourd’hui sur une ressource devenue abondante, le travail. La réforme de la fiscalité, dans un sens écologique, devrait ainsi pouvoir jouer un rôle majeur en faveur de l’emploi, en contribuant à la diminution des prélèvements assis sur les salaires». |
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| Diminuer les prélèvements sur les salaires La rationalisation entreprise par la mise en place de la taxe générale avec, à la clef, une application systématique du principe pollueur/payeur, devrait permettre en toute logique d’augmenter le rendement de la fiscalité verte dont on estime qu’il rapportera, en 99, 1,9 milliards de francs. Une dynamique ascendante est d’autant plus prévisible que la Taxe générale sur les activités polluantes est évolutive.Dès l’an 2000 de nouvelles assises devraient compléter le dispositif tandis qu’un compte spécial du Trésor servira alors de support partiel à cette TAGP élargie. L’objectif, «diminuer voire supprimer les charges patronales par le biais de l’augmentation de la Taxe générale sur les activités polluantes», est donc désormais déclaré. Atteint, il permettrait à la France de s’aligner sur les pays européens qui ont déjà donné cette coloration «verte» à leur système fiscal.Néanmoins, les bénéfices projetés de cette logique de la dissuasion désormais à l’oeuvre, ne doivent pas pour autant occulter l’intérêt que le dispositif aurait à intégrer, à l’inverse, des détaxations pour les comportements respectueux de l’environnement (voir encadré). «On peut, sans aucun doute, regretter, observe Philippe Arnaud, le caractère plutôt pénalisant que véritablement incitatif du corpus existant. Taxer les pollueurs, c’est une chose. Aider, par le biais, par exemple d’amortissements accélérés, tous ceux qui font l’effort d’investir dans du matériel de dépollution, en est une autre. Quelques mesures vont dans ce sens. Mais on pourrait faire preuve, dans ce domaine, de beaucoup plus d’imagination». |
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