Estuaires




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Les estuaires dans le monde
L'estuaire de la Seine va faire peau neuve !

Les estuaires, embouchures caractéristiques des fleuves de mers à marée, résultent de l'affrontement de deux masses d'eau : le "coin salé" marin et la salinité des eaux saumâtres  fait sentir en fonction de l'importance des marées.
Dans la Gironde, l'apport fluvial moyen de la Garonne et de la Dordogne est de 980 m3/s : les matières en suspension (le « bouchon vaseux ») sont évacuées dans le Golfe de Gascogne.
Depuis plusieurs années les activités humaines concourent à aggraver un processus de blocage :

Les conséquences de ces attentes dont les effets convergent sont multiples : oxydation des matières contenues dans les vases bloquées ; polluants métalliques solubilisés ; les germes bactériens prolifèrent et s'accumulent dans les eaux vaseuses bloquées à l'amont ; diminution de la  pénétration lumineuse ; remontée des poissons migrateurs entravée voire bloquée; développement des faunes d'eaux saumâtres dans l'estuaire ralenti.
Enfin, la plus grande pénétration du coin salé aggrave encore les risques de salinisation de la nappe d'eau de l'Eocène. Cette ressource constitue l'une des bases de l'alimentation en eau des 600.000 habitants de l'agglomération bordelaise.
La "valeur touristique" de l'environnement estuarien diminue (la présence du bouchon vaseux est toujours perçue , à tort d'ailleurs mais c'est ainsi , comme un indice de pollution et de milieu "sale"
Afin que l'estuaire de la Gironde, ultime émissaire de 1/7 du territoire français ne continue pas d'être régulièrement ignoré dans toute proposition, décision, régulation relative à la gestion de l'eau dans le réseau hydrographique du Sud-Ouest, le Conservatoire de l'Estuaire estime urgent que soit mis en œuvre un programme d'investigation visant à déterminer le fonctionnement du système Garonne/Dordogne/Gironde .
Il importe d'identifier les données nécessaires à une gestion durable du système.