Jardins : des espaces à réinventer
Discussions :
Le document de base de ce chapitre provient d'une étude réalisée par les Amis de la Terre France en partenariat avec les associations Jardins d'aujourd'hui, Julienne Javel, Graine Ile-de-France et Terre Vivante.et avec le soutien de la Fondation de France ..Nous "n'avions plus qu'à" y rajouter des liens internet vers des sites complétant ces informations Faites un jardin sur votre toit
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Les AJONCs " Le jardinier s’engage dans une démarche citoyenne d’approbation collective et de gestion quotidienne d’un Jardin (...). C’est un moyen de répondre en même temps aux attentes de lien social des habitants, et à leurs aspirations (plus ou moins exprimées) à un contact à la " nature " (extrait de notre charte). Les trucs du jardinier Tous les trucs et astuces bio pour le potager... Planète Bonsaï Initiative de passionnés Potager des Fraternités Ouvrières |
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Récolte de légumes sur le toit d’un |
Sur les terrasses, les balcons et même dans les cages d’escalier, les citadins cultivent de plus en plus. Pour leur plaisir au Nord, pour survivre au Sud.
Au nord comme au sud, mais surtout au sud, les campagnes se vident au profit des villes. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les villes du monde passeront de 2,4 milliards d'habitants en 1990 à 5,5 milliards d'ici 2025. Les jardins urbains, qui ont longtemps été négligés et même décriés en raison de plantations anarchiques ou du manque d'hygiène, deviennent un moyen de subsistance pour les nouveaux venus de tradition agricole. Le PNUD y a vu une ressource à exploiter. En 1991, il a entrepris d'étudier l'agriculture urbaine et a présenté son rapport à la Conférence des Nations unies sur les établissements humains (Habitat II) en 1996. |
| Un ménage sur trois dispose d'un jardin potager. Malgré l'urbanisation croissante et la profonde mutation du monde agricole, la tradition de la culture potagère familiale se maintient. Les retraités prennent le relais des agriculteurs. Les jardins ouvriers se perpétuent. La culture familiale des légumes et des fruits couvre le quart de la consommation à domicile des Français et représente pour les ménages jardiniers une économie moyenne de 680 F par personne et par an. |
Le jardin potager comme outil d'insertion ou comme outil pédagogique ? L'idée, pour insolite qu'elle ait pu paraître il y a seulement quelques années, a fait son chemin. Aujourd'hui, les initiatives pour la mettre en pratique se multiplient. Avec un succès certain.
Le jardinage peut être bien plus qu'un mode agréable et bon marché de fournir sa famille tout au long de l'année en légumes et en fruits ou un moyen de gagner modestement sa vie en vendant sa production. Sur le plan physique tout autant que psychologique, il a incontestablement des vertus équilibrantes. Le jardinage constitue aussi une excellente initiation au travail -individuel ou collectif- conduit avec rigueur. Méthode, régularité et opiniâtreté sont en effet indispensables pour que la terre cultivée produise. Les jardiniers débutants découvrent très vite cette évidence et peuvent mesurer très concrètement les fruits d'un travail bien conduit. Ils apprennent ainsi à se responsabiliser. Confrontés à l'incontournable -la pluie, le soleil, le temps-, ils apprennent également le pragmatisme : faire au mieux avec des contraintes de toute nature.
Enfin, lieu habituel de convivialité (entre eux, les jardiniers échangent volontiers des graines, des boutures ou un "tuyau" pour mieux faire pousser les choux ou les tomates), le potager constitue un lieu d'exercice très naturel de l'entraide.
Toutes ces vertus font du jardinage un excellent outil d'insertion pour les personnes en difficulté. Il leur permet de renouer avec le travail et la vie collective, de passer progressivement de la position d'assistés à la position de producteurs. Il leur donne une image sociale valorisante : dans notre imaginaire, le jardinier est un sage. Un travailleur qui sait gérer astucieusement l'espace et le temps...
A une époque où l'exclusion se développe, de telles opportunités prennent évidemment tout leur poids.
L'utilisation du jardinage à des fins pédagogiques relève de la même réflexion. D'où l'intérêt grandissant que lui portent aujourd'hui les éducateurs pour favoriser l'épanouissement de l'enfant. Au-delà, dans une société de plus en plus urbaine, le jardin est une occasion de retrouver un lien direct avec la terre.
Reste, lorsque l'on veut tirer profit des vertus de cette activité, à bien définir ses objectifs, sa cible, ses moyens d'action et ses appuis. Car la mise en Ïuvre d'un projet "jardin" sera différente selon que l'on veut lui assigner une vocation d'insertion sociale, d'insertion économique, de pédagogie tournée vers les enfants ou de sensibilisation de la population à l'environnement. De la précision de la démarche dépend la réussite du projet.
Pour mieux vous diriger à travers ces différentes démarches, nous vous présentons quelques exemples de jardins portés par plusieurs associations qui représentent bien la diversité de ces approches : vente de légumes ou jardins d'autoconsommation, insertion par l'économie ou insertion sociale, parcelles collectives ou individuelles.
L'objectif de cette brochure n'est pas d'enfermer les initiatives naissantes dans les cas exposés, mais plutôt d'inviter les lecteurs tentés par ce type d'expériences à imaginer un projet adapté à leurs objectifs et au contexte local.
Bien préparer son projet :
L'engouement pour le jardin en tant qu'outil à vocation d'insertion ou vocation pédagogique provoque actuellement un afflux croissant de demandes de conseils auprès des associations citées dans cette brochure. Si vous souhaitez à votre tour consulter l'une d'entre elles, nous vous recommandons de préciser au préalable les contours de votre projet. Quels en sont les objectifs : insertion sociale, création d'emploi, animation de quartier, etc ? Quel public visez-vous : habitants d'un quartier, population en difficulté, enfants, etc. ? Avez-vous prévu de faire appel à des partenaires institutionnels ? De quels moyens allez-vous disposer au départ ? Mieux vous aurez défini ce cadre, plus l'intervention de ces associations sera rapide et efficace.
Jardinage
Autonomie
Convivialité
Auto-production
Créée en 1986, cette association favorise l'autonomie des personnes en grandes difficultés, afin de limiter progressivement l'assistance qui entraîne une perte de citoyenneté pour ceux qui la reçoivent.
Cela se traduit par un investissement entre 20 et 50 000 francs pour une parcelle de 2000 m2 (hors foncier) et par des frais de fonctionnement qui se situent entre 80 et 130 000 francs par an (animateur professionnel).
En terme de coût, cela représente un investissement de 15 à 20 000 francs par parcelle (hors foncier) et à des frais de fonctionnement de 0 à ... 6 000 francs par an pour l'encadrement.
DES EXEMPLES
Un jardin collectif a été créé, début 1995, à Bernos-Beaulac (33) pour apporter un soutien aux soixante-douze demandeurs d'emploi de la commune (1034 habitants) et 15 RMistes. Le conseil municipal a mis à disposition deux terrains municipaux (600 et 1 500 m2), pris à sa charge la préparation du sol, la mise en place d'un compteur d'eau, la fourniture de l'outillage et la mise à disposition de l'ancien presbytère comme local. Partenaires de l'association : le centre médico-social, la commission locale d'insertion, le Conseil Général.
Des jardins en pied d'immeuble fonctionnent à Bordeaux, dans le quartier des Aubiers, depuis 1993. Dans ce quartier où le taux de chômage frôle les 30 %, mobiliser les plus exclus s'imposait : la ville met à disposition de l'association un terrain de 5 300 m2, permettant la création de vingt-quatre parcelles. Après concertation des habitants, un groupe de jardiniers est constitué, le fonctionnement du jardin institué. Une animatrice intervient une fois par semaine. Le succès est tel que la municipalité a prévu l'extension des jardins.
Jardins en pied d'immeuble : Bègles (33), Bordeaux (33), Le Pizou (24), Avignon (84), Limoges (87)
MARAÎCHAGE BIOLOGIQUE
INSERTION PAR L'ÉCONOMIQUE
DÉVELOPPEMENT LOCAL
RÉSEAU D'ADHÉRENTS
Ce réseau national s'est développé sous l'égide de la FNARS à la suite de la mise en place, en 1992, des Jardins de Cocagne, à Besançon.
Le jardinier professionnel établit le plan de culture (près de cinquante légumes différents) et coordonne le travail de chacun. Les légumes biologiques sont récoltés un jour par semaine et distribués aux adhérents qui peuvent, s'ils le souhaitent, participer aux décisions de la vie du jardin, voire aux travaux sur le terrain.
Ouverture au printemps 96 : Chambéry (73), Rennes (35), Douarnenez (29), Grenoble (38), Lyon (69), Gap (05), Aix en Provence (84), Limoges (87), La Rochelle (17), Guéret (23), Redon (35), La Flèche (72).
LES CONTACTS
Marc Gagnaire - FNARS Paris
76, rue du Faubourg St-Denis - 75010 Paris cedex
Tél : 01 45 23 39 09
ou Jean-Guy Henckel - Association Julienne Javel
BP 13- 25220 Chalezeule - Tél : 03 81 21 21 21
JARDINS LUDIQUES
ENFANTS
ÉVEIL À LA NATURE
ÉCO-CITOYENNETÉ
De nombreux Jardins pédagogiques existent aujourd'hui, dans les écoles françaises, à côté des fermes pédagogiques et autres structures d'éducation à la nature. Pour développer et promouvoir cette activité, l'association Graine Ile-de-France, adhérente du réseau Ecole et Nature, a rassemblé des éducateurs praticiens du jardinage au sein de sa commission Jardins. Sa vocation : permettre aux enfants de s'enrichir et de s'épanouir comme citoyens dans le respect et la connaissance de la nature.
Quelques mairies acceptent de détacher des animateurs-intervenants, notamment dans le cadre des contrats d'aménagement du temps de l'enfant. Des jardiniers municipaux sont parfois délégués pour circuler dans les écoles.
LES CONTACTS
Graine Ile-de-France - 6 rue Emmanuel Pastré - 91000 Evry
Tél: 01 60 77 66 81 - Fax: 01 60 78 15 41
Réseau Ecole et Nature - Maison de l'environnement, 16 rue Ferdinand Fabre - 34000 Montpellier
Tél : 04 67 02 25 70 - Fax : 67 72 45 00
Groupement des fermes d'animation (GFA) - 23 rue Gosselet - 59000 Lille
Tél : 03 20 52 57 46
OCCE Fédération Nationale - 101 bis rue du Ranelagh - 75016 Paris
Tél : 01 45 25 46 07
Le Réseau Ecole et Nature vous présente son investissement dans les jardins :
Groupe de travail
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Dynamique nationale
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JARDINAGE BIOLOGIQUE
FORMATION ET INFORMATION
PROMOTION DES LÉGUMES OUBLIÉS
AMATEURS ET PROFESSIONNELS
Contrairement aux autres associations, le Centre Terre Vivante ne présente pas un type de jardin particulier. Il nous a cependant semblé qu'il avait toute sa place dans cet ouvrage dans la mesure où il est un partenaire précieux pour les collectivités locales et les associations qui souhaitent développer une activité de jardinage tout en respectant l'environnement.
Deuxième volet : elle a ouvert, en 1994, le Centre Ecologique Européen à 50 km au Sud de Grenoble, dans l'Isère, pour y créer une vitrine de ses méthodes et y présenter au public un ensemble de jardins potagers et ornementaux. Les visiteurs peuvent en effet venir y découvrir comment faire et utiliser le compost, comment lutter contre les ravageurs et les maladies sans produits chimiques, comment semer des engrais verts, comment associer les cultures, comment tenir compte des conditions écologiques locales. Le Centre Terre Vivante propose également une documentation très complète sur ces sujets mais aussi sur tous les sujets qui, comme le jardinage et l'agriculture biologiques, offrent une alternative écologique (l'habitat, l'alimentation, l'énergie, l'épuration des eaux, le recyclage des matières organiques, etc.). Des formations y sont par ailleurs assurées, notamment sur le jardinage biologique.
Après s'être adressée essentiellement aux particuliers,Terre Vivante souhaite développer un partenariat avec les collectivités pour favoriser l'utilisation par ces dernières de techniques écologiques pour l'aménagement et la gestion de l'espace, le recyclage des résidus végétaux par compostage, l'entretien des espaces verts, etc.
Domaine de Raud, BP 20 - 38711 Mens Cedex
Tél : 04 76 34 80 80
(Le centre est ouvert au public tous les jours d'avril à octobre)
Tél : 03 83 83 12 06
11 rue Desprez- 75014 Paris - Tél : 01 45 40 40 45
Société d'Horticulture et des Jardiniers de France - 95 à 107 Bd Saly
BP 559 - 59308 Valenciennes Cedex - Tél : 03 27 46 37 50
Coordination : Ben Lefetey
Rédaction : Sophie Bernier, Arlette Chabrol, Béatrice Hollande, Claude Aubert, J-Guy Henckel, Eric Prédin
Illustration : Marie-Edith Henckel
Dossier Amis de la Terre janvier 1996
Écrire aux Amis de la Terre
dernière mise à jour le 25.02.1997
Les insectes amis du jardinier
De très nombreux insectes sont pour le jardinier des auxiliaires précieux, à condition d'être protégés et non détruits comme cela se fait régulièrement par pulvérisation d'insecticides; ce qui a pour résultat d'éliminer tous les insectes qu'ils soient utiles ou néfastes aux récoltes.
Les plus connus de ces alliés sont les pollinisateurs (80 % des plantes à fleurs sont fécondés par les insectes).
Sans eux, nos jardins auraient l'ai bien ternes, car la fleur est une invention des végétaux destinée à attirer les visiteurs ailés !
Les carabes, quant à eux, sont de gros coléoptères (insectes qui ont une paire d'ailes pour faire carapace), le plus célèbre est le carabe doré; dans certaines régions on l'appelle "jardinière" en raison de sa grande utilité, il dévore les insectes nuisibles au jardin, ainsi que les limaces et les escargots. Il est invisible le jour, car il sort uniquement le soir.
Plus difficile à observer, mais fort efficaces, de nombreuses petites guêpes solitaires (tachinaires, ichneumons) parasitent les chenilles, grandes dévoreuses de végétaux. Elles pondent leurs œufs à l'intérieur du corps du ravageur, et après leur éclosion leurs larves vont se nourrir de cet original garde-manger vivant.
Enfin, parmi les prédateurs de nuisibles, n'oublions pas les araignées qui consomment d'énormes quantités d'insectes et d'autre part elles ne nuisent jamais aux plantes, étant toutes carnivores.
Les mille-pattes sont aussi des prédateurs rapides et efficaces, dont les crochets à venin justifient cependant qu'on ne les manipulent pas trop.
D'autres insectes assurent les tâches utiles. C'est le cas des nécrophages et des détritiphages (mangeurs de cadavres et de détritus) qui font le ménage à grande échelle et aident les bactéries à transformer en bon humus les débris biologiques de toutes sortes. Les bousiers par exemple, se nourrissant de bouses de vache, disloquent ces dernières en petites boules, qu'ils vont enterrer un peu partout après avoir pondu à l'intérieur, pour que leurs larves aient de quoi se nourrir à l'éclosion. Du coup ils assurent une très bonne fertilisation naturelle du terrain ! De nombreux insectes aèrent aussi le sol, à la manière des lombrics, à l'occasion de leurs pérégrinations souterraines, permettant aux racines des végétaux de trouver de l'oxygène.
Les fourmis, si elles sont toutes de formidables nettoyeuses, ont des rapports plus ambigus avec le jardin: certaines espèces ont la mauvaise habitude d'élever des pucerons pour les traire; par-dessus le marché, même pas pour les manger . Elles protègent les pucerons de leurs prédateurs, par exemple contre les coccinelles. Bien entendu ce n'est pas le cas de toutes les petites fourmis rousses, notamment celles qui piquent et qui elles dévorent tous les pucerons et les larves rencontrées.
En plus de tout cela, les insectes font vivre le jardin; quel jardinier n'est pas heureux de voir des papillons autour de lui, d'entendre l'air bourdonner aux heures chaudes, d'héberger des oiseaux, d'apercevoir un hérisson, un lézard ou une musaraigne, qui sont tous des insectivores.
Nous devons miser sur l'équilibre naturel:
Pour beaucoup de scientifiques, d'ailleurs, un jardin qui compte des communautés d'insectes variées et complémentaires verra souvent les diverses populations s'équilibrer elles-mêmes. Il pourra donc y avoir certains dégâts, mais rarement de véritables ravages dus à de réelles pullulations. Celles-ci pourraient bien se produire plutôt par l'excès de produits chimiques, car ceux-ci tuent aussi les prédateurs. Ainsi, il vaudrait mieux avoir dans son jardin des refuges à insectes ("arbres à papillons", vieux murs, une haie, quelques souches) et miser sur l'équilibre naturel, en traitant le moins possible, et en tous cas en étant toujours attentif à ne pas dépasser les doses prescrites de phytosanitaires.
Extrait d'un article de Yves Sciama, paru dans "Le Chasseur Français", en juin 1999.
Antiquités - Michel Beauchemin
Arrosage: quelques principes et définitions pour arroser corectement et éviter de gaspiller l'eau... Australian National Botanic Gardens
Bassins de jardins (Les) Pour construire son bassin de jardin : choix de l'emplacement, technologie, choix de la pompe et autres.
Bergianska Botanical Gardens (Suède)
Botanical Garden and Arboretum (University of Nebraska-Lincoln)
Botanical Garden and botanical regions of Szabolcs- Szatmar-Berez County (Hongrie)
Boerner Botanical Garden (Wisconsin)
Botanic Gardens Utrecht University
Butchart Gardens
| Ennemis des Jardins La brochure décrit, sous forme de feuillets d'information, les ennemis des jardins trouvés couramment dans les provinces de l'Atlantique au Canada, et renseigne le lecteur sur les moyens de s'en débarrasser en adoptant un programme de lutte antiparasitaire intégrée. C'est ainsi qu'il existe des feuillets d'information sur le puceron, la mouche piqueuse (maringouin et mouche noire), la fourmi charpentière, la punaise, la coquerelle, le ver gris, le perce-oreille, la livrée d'Amérique, la tipule des prairies, le lépisme, la puce, la souris et le rat, la guêpe jaune, le ver blanc, et les mauvaises herbes de gazon. |
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Jardin Zen Inspiré des jardins secs de l'Asie enez écouter « grandir les pierres ». Au Japon, le plus célèbre jardin de contemplation est le Ryoan-ji. |
| La Collection Main Verte |
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Jean-Maurice Mattio
En deux mots : une association créée en 1997, employant un jardinier sur un terrain de 6000 m2, des adhérents et des abonnés-paniers. Le fonctionnement est simple. L'association embauche le jardinier (CES pendant les 4 premiers mois, puis emploi consolidé avec aide dégressive de l'Etat pendant 5 ans). Le jardinier (actuellement Xavier) produit, sur un terrain prêté par une adhérente très sympathique (contre un panier), de quoi remplir pour une vingtaine de foyers, un panier de légumes biologiques toutes les semaines. Avantages : des légumes bios de saison, sans intermédiaire, sans passage en chambre froide ; la possibilité de faire des découvertes (nombreuses variétés anciennes), la possibilité de travailler au jardin ou à la préparation des paniers et à la distribution, la convivialité que tout cela crée : réunions, randonnées, journées portes ouvertes pédagogiques et festives, la satisfaction de contribuer à la création d'un emploi pour un jeune ou un moins jeune. Inconvénients : il n'y a pas toujours ce que l'on voudrait dans le panier, ou pas la quantité suffisante, ou l'on n'aime pas ça ou on ne connaît pas et on ne sait pas le cuisiner car il n'y a pas toujours de fiche recette avec... Les écueils de la vie associative : la réunionnite... Combien cela coûte ? 60 F pour un panier par semaine plus l'adhésion annuelle à l'association qui est de 100 F. Et le salaire du jardinier, et le matériel ? Nous avons obtenu une aide du conseil régional par l'intermédiaire de Midi Expansion à qui nous avions soumis notre demande de soutien en tant que projet innovant (il y avait même un article sur les jardins dans la dernière revue du Conseil Régional Midi-Pyrénées). Je ne vous donne pas tous les chiffres, mais notre jardinier est payé toute l'année sur la base du SMIC, nous avons acheté une serre qui rentrera en fonction le mois prochain normalement et tout un matériel nécessaire à la conduite d'un tel jardin (motoculteur, matériel d'arrosage, outillage). Les amendements rentrent tous dans le cadre du cahier des charges de l'agriculture biologique et les semences sont elles aussi exclusivement bios. Toute personne voulant avoir plus de détails se doit de venir nous rendre visite. Et le contenu des paniers ? On ne commande pas la pousse des légumes, si bien que nous sommes amenés à compléter avec des produits venant de l'extérieur (approvisionnement chez les maraîchers bios du coin, comme ils ne sont pas nombreux, pas dur de deviner...).
La participation des adhérents au jardin à la préparation des paniers a été inégale : de bons coups de main au début et du relâchement à l'arrivée des beaux jours et, bien sûr, toujours les mêmes... Une réflexion s'est engagée à ce propos car rien n'est obligatoire : on peut être simple consommateur mais la tendance est malgré tout d'amener les gens à s'impliquer un peu et à devenir des "consomacteurs". 98 démarre et l'organisation de cette nouvelle année se met en place : nouveau bureau, nouveau jardinier (Xavier, pour motif de paternité éloignée part dans l'Est de la France pour retrouver sa compagne), nouveau terrain sur Lacapelle-Marival qui permettra de cultiver des légumes venant difficilement à la Maurelle (sol trop acide), projet d'embauche d'un nouveau CES (peut-être deux à mi-temps) avec bien sûr le désir de pérenniser rapidement cet emploi-là également. Augmentation du nombre de paniers : une trentaine prévue pour cette année, souhaits de développement de travail pédagogique auprès des écoles... Ce ne sont pas les idées qui manquent.
Nous sommes complètement disponibles pour fournir tous les renseignements concernant le montage de ce type de projet. Le système du panier peut également être envisagé avec un maraîcher biologique de votre coin. Il y a juste à s'organiser. |
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