Jardins : des espaces à réinventer



 
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Le document de base de ce chapitre provient d'une étude réalisée par les Amis de la Terre France en partenariat avec les associations Jardins d'aujourd'hui, Julienne Javel, Graine Ile-de-France et Terre Vivante.et avec le soutien de la Fondation de France ..Nous "n'avions plus qu'à" y rajouter des liens internet vers des sites complétant ces informations 

Faites un jardin sur votre toit
Aménagement d'un jardin dans une carrière désaffectée
Chantier Nature Site dédié au "Jardin dans tous ses états" est le nom d’une dynamique d’échanges entre les porteurs de projets de "jardins partagés" et leurs partenaires associatifs, politiques et institutionnels. Chantier Nature est un des correspondant de cette dynamique.
Guide "Comment jardiner sans pesticide"
Jardins communautaires
Jardinpaysagecomment choisir et connaître des milliers de végétaux par thierry jouet professeur horticole..?.

 

Le Jardin de Nature

(accueillir, observer, reconnaître et protéger les oiseaux et autres petits animaux dans son jardin)

par François DEROUSSEN, Claude LEMMEL, Hervé MICHEL, Michel & Vincent MUNIER & Serge NICOLLE.

Jardins urbains
Les AJONCs
" Le jardinier s’engage dans une démarche citoyenne d’approbation collective et de gestion quotidienne d’un Jardin (...). C’est un moyen de répondre en même temps aux attentes de lien social des habitants, et à leurs aspirations (plus ou moins exprimées) à un contact à la " nature " (extrait de notre charte). 
Les trucs du jardinier Tous les trucs et astuces bio pour le potager...
Planète Bonsaï  Initiative de passionnés 
Potager des Fraternités Ouvrières

Autres sites sur les Jardins

UNESCO :

Récolte de légumes sur le toit d’un 
bidonville, au Bangladesh

Sur les terrasses, les balcons et même dans les cages d’escalier, les citadins cultivent de plus en plus. Pour leur plaisir au Nord, pour survivre au Sud.

Au nord comme au sud, mais surtout au sud, les campagnes se vident au profit des villes. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les villes du monde passeront de 2,4 milliards d'habitants en 1990 à 5,5 milliards d'ici 2025. Les jardins urbains, qui ont longtemps été négligés et même décriés en raison de plantations anarchiques ou du manque d'hygiène, deviennent un moyen de subsistance pour les nouveaux venus de tradition agricole. Le PNUD y a vu une ressource à exploiter. En 1991, il a entrepris d'étudier l'agriculture urbaine et a présenté son rapport à la Conférence des Nations unies sur les établissements humains (Habitat II) en 1996.

Un ménage sur trois dispose d'un jardin potager. Malgré l'urbanisation croissante et la profonde mutation du monde agricole, la tradition de la culture potagère familiale se maintient. Les retraités prennent le relais des agriculteurs. Les jardins ouvriers se perpétuent. La culture familiale des légumes et des fruits couvre le quart de la consommation à domicile des Français et représente pour les ménages jardiniers une économie moyenne de 680 F par personne et par an.
SOMMAIRE


1- INTRODUCTION ET OBJECTIFS

Le jardin potager comme outil d'insertion ou comme outil pédagogique ? L'idée, pour insolite qu'elle ait pu paraître il y a seulement quelques années, a fait son chemin. Aujourd'hui, les initiatives pour la mettre en pratique se multiplient. Avec un succès certain.

Le jardinage peut être bien plus qu'un mode agréable et bon marché de fournir sa famille tout au long de l'année en légumes et en fruits ou un moyen de gagner modestement sa vie en vendant sa production. Sur le plan physique tout autant que psychologique, il a incontestablement des vertus équilibrantes. Le jardinage constitue aussi une excellente initiation au travail -individuel ou collectif- conduit avec rigueur. Méthode, régularité et opiniâtreté sont en effet indispensables pour que la terre cultivée produise. Les jardiniers débutants découvrent très vite cette évidence et peuvent mesurer très concrètement les fruits d'un travail bien conduit. Ils apprennent ainsi à se responsabiliser. Confrontés à l'incontournable -la pluie, le soleil, le temps-, ils apprennent également le pragmatisme : faire au mieux avec des contraintes de toute nature.

Enfin, lieu habituel de convivialité (entre eux, les jardiniers échangent volontiers des graines, des boutures ou un "tuyau" pour mieux faire pousser les choux ou les tomates), le potager constitue un lieu d'exercice très naturel de l'entraide.

Toutes ces vertus font du jardinage un excellent outil d'insertion pour les personnes en difficulté. Il leur permet de renouer avec le travail et la vie collective, de passer progressivement de la position d'assistés à la position de producteurs. Il leur donne une image sociale valorisante : dans notre imaginaire, le jardinier est un sage. Un travailleur qui sait gérer astucieusement l'espace et le temps...

A une époque où l'exclusion se développe, de telles opportunités prennent évidemment tout leur poids.

L'utilisation du jardinage à des fins pédagogiques relève de la même réflexion. D'où l'intérêt grandissant que lui portent aujourd'hui les éducateurs pour favoriser l'épanouissement de l'enfant. Au-delà, dans une société de plus en plus urbaine, le jardin est une occasion de retrouver un lien direct avec la terre.

Reste, lorsque l'on veut tirer profit des vertus de cette activité, à bien définir ses objectifs, sa cible, ses moyens d'action et ses appuis. Car la mise en Ïuvre d'un projet "jardin" sera différente selon que l'on veut lui assigner une vocation d'insertion sociale, d'insertion économique, de pédagogie tournée vers les enfants ou de sensibilisation de la population à l'environnement. De la précision de la démarche dépend la réussite du projet.

Pour mieux vous diriger à travers ces différentes démarches, nous vous présentons quelques exemples de jardins portés par plusieurs associations qui représentent bien la diversité de ces approches : vente de légumes ou jardins d'autoconsommation, insertion par l'économie ou insertion sociale, parcelles collectives ou individuelles.

L'objectif de cette brochure n'est pas d'enfermer les initiatives naissantes dans les cas exposés, mais plutôt d'inviter les lecteurs tentés par ce type d'expériences à imaginer un projet adapté à leurs objectifs et au contexte local.

Bien préparer son projet :

L'engouement pour le jardin en tant qu'outil à vocation d'insertion ou vocation pédagogique provoque actuellement un afflux croissant de demandes de conseils auprès des associations citées dans cette brochure. Si vous souhaitez à votre tour consulter l'une d'entre elles, nous vous recommandons de préciser au préalable les contours de votre projet. Quels en sont les objectifs : insertion sociale, création d'emploi, animation de quartier, etc ? Quel public visez-vous : habitants d'un quartier, population en difficulté, enfants, etc. ? Avez-vous prévu de faire appel à des partenaires institutionnels ? De quels moyens allez-vous disposer au départ ? Mieux vous aurez défini ce cadre, plus l'intervention de ces associations sera rapide et efficace.


2. LES JARDINS D'AUJOURD'HUI

Jardinage
Autonomie
Convivialité
Auto-production

Créée en 1986, cette association favorise l'autonomie des personnes en grandes difficultés, afin de limiter progressivement l'assistance qui entraîne une perte de citoyenneté pour ceux qui la reçoivent.

LES OBJECTIFS

Il s'agit, par le biais d'un jardin potager collectif ou individuel, de développer les capacités d'autonomie des personnes en situation précaire, de réintégrer dans un tissu social valorisant les exclus, de créer et de consolider des réseaux de solidarité dans les quartiers.

LE PUBLIC CONCERNÉ

Toutes les personnes en situation d'exclusion peuvent être visées. Celles qui ont perdu l'habitude de se retrouver dans un cadre social, de se contraindre à des horaires. Celles qui ne peuvent pas, sans une phase transitoire, reprendre un travail régulier. Celles qui n'ont plus de revenus décents pour vivre.

LA DÉMARCHE

Deux formules ont été retenues pour mettre en Ïuvre sur le terrain les objectifs de l'association :

les jardins collectifs

Cette formule s'impose lorsque la priorité est donnée à l'insertion d'un public totalement exclu, qui n'a même plus accès aux processus directs d'insertion professionnelle -RMistes, femmes seules chargées de famille, adultes handicapés-. Les jardiniers amateurs s'initient à une gestion collective du jardin, sous l'égide d'un animateur, chargé de l'accompagnement. Celui-ci assurant à la fois la dynamique du groupe et le suivi individuel des participants.
Les moyens
Il faut compter, pour un groupe de dix à douze personnes, une surface à cultiver d'environ 2000 m2. L'animateur professionnel doit être disponible à mi-temps. Quant à la participation effective au jardinage, elle représente en général pour chaque jardinier trois demi-journées en pleine saison.

Cela se traduit par un investissement entre 20 et 50 000 francs pour une parcelle de 2000 m2 (hors foncier) et par des frais de fonctionnement qui se situent entre 80 et 130 000 francs par an (animateur professionnel).

les jardins individuels en pied d'immeuble

A la différence de la précédente option, cette formule est choisie en fonction d'un quartier, d'un territoire géographique plus que d'un public. En proposant des parcelles individuelles aux familles, il s'agit de créer ou de consolider des réseaux de solidarité et de convivialité entre habitants d'une même cité. Le jardin s'adresse alors à l'ensemble du quartier et doit favoriser les contacts entre tous... pour aider les plus démunis.
Les moyens
Les parcelles doivent mesurer 150 à 200 m2 au moins et se situer à portée de vue du quartier ou de la cité. Pratiquement, elles doivent être le "prolongement de la salle à manger familiale". Les deux premières années, il est bon de prévoir un animateur pour assurer une permanence régulière (tous les quinze jours, par exemple) et d'organiser trois assemblées générales par an... le temps d'accompagner les jardiniers dans cette période d'initiation à une bonne gestion associative de l'équipement.

En terme de coût, cela représente un investissement de 15 à 20 000 francs par parcelle (hors foncier) et à des frais de fonctionnement de 0 à ... 6 000 francs par an pour l'encadrement.

LES PARTENAIRES CLÉS

Pour lancer l'un ou l'autre de ces projets, on peut chercher un appui auprès des collectivités territoriales (commune et Conseil Général), mais également auprès des institutions à caractère social : centre communal d'action sociale, centre social, centre médico-social, commission locale d'insertion, etc.

DES EXEMPLES

Un jardin collectif a été créé, début 1995, à Bernos-Beaulac (33) pour apporter un soutien aux soixante-douze demandeurs d'emploi de la commune (1034 habitants) et 15 RMistes. Le conseil municipal a mis à disposition deux terrains municipaux (600 et 1 500 m2), pris à sa charge la préparation du sol, la mise en place d'un compteur d'eau, la fourniture de l'outillage et la mise à disposition de l'ancien presbytère comme local. Partenaires de l'association : le centre médico-social, la commission locale d'insertion, le Conseil Général.

Des jardins en pied d'immeuble fonctionnent à Bordeaux, dans le quartier des Aubiers, depuis 1993. Dans ce quartier où le taux de chômage frôle les 30 %, mobiliser les plus exclus s'imposait : la ville met à disposition de l'association un terrain de 5 300 m2, permettant la création de vingt-quatre parcelles. Après concertation des habitants, un groupe de jardiniers est constitué, le fonctionnement du jardin institué. Une animatrice intervient une fois par semaine. Le succès est tel que la municipalité a prévu l'extension des jardins.

AUTRES EXPÉRIENCES

Jardins collectifs : Bordeaux, (33) Cenon (33), Rennes (35), St André de Cubzac (33) et St Macaire (33)

Jardins en pied d'immeuble : Bègles (33), Bordeaux (33), Le Pizou (24), Avignon (84), Limoges (87)

LES CONTACTS

Eric Prédine - Les Jardins d'aujourd'hui
BP 12 - 24230 Montcaret - TÉl : 05 53 58 68 06

3. LES JARDINS "CULTIVONS LA SOLIDARITÉ"

MARAÎCHAGE BIOLOGIQUE
INSERTION PAR L'ÉCONOMIQUE
DÉVELOPPEMENT LOCAL
RÉSEAU D'ADHÉRENTS

Ce réseau national s'est développé sous l'égide de la FNARS à la suite de la mise en place, en 1992, des Jardins de Cocagne, à Besançon.

LES OBJECTIFS

A travers cette activité de plein air qui leur offre à la fois un contrat de travail et un lien social, il s'agit de permettre aux personnes exclues de trouver un espace de réhabilitation sociale. Inscrite dans le domaine marchand, cette formule doit les amener à se réacclimater en douceur au travail et à se réapproprier leur destin.

LE PUBLIC CONCERNÉ

Toute personne en difficulté (bénéficiaires du RMI, handicapés, chômeurs de longue durée, usagers des CHRS, SDF, etc.) qui souhaitent retravailler peuvent trouver dans cette organisation le moyen de "remettre le pied à l'étrier".

LA DÉMARCHE

Pour créer un jardin, l'association commence par lancer une campagne de communication sur une ville, appelant les futurs adhérents à acheter une "action légumes", ce qui implique une cotisation annuelle et la participation à la gestion du groupement. Moyennant quoi ils sont assurés de recevoir pendant environ une année des légumes biologiques de saison. Ces recettes, complétées par des subventions, permettent dès lors de louer un terrain agricole, d'acheter le matériel nécessaire, d'embaucher un ou des maraîchers professionnels et de proposer du travail, sous forme de contrats divers (CES, Contrat de qualification, CEC, CIE, Poste EI, etc.) à des personnes en situation d'exclusion.

Le jardinier professionnel établit le plan de culture (près de cinquante légumes différents) et coordonne le travail de chacun. Les légumes biologiques sont récoltés un jour par semaine et distribués aux adhérents qui peuvent, s'ils le souhaitent, participer aux décisions de la vie du jardin, voire aux travaux sur le terrain.

LES MOYENS

Il est possible de greffer le fonctionnement d'un tel jardin sur une association à buts sociaux déjà existante ou bien de créer une association spécifique. Le terrain peut être loué ou mis à disposition, sa taille dépendant du nombre d'adhérents à l'association. Quant à l'investissement de départ, il varie selon l'ambition de chacun (locaux, serres, système d'irrigation, etc.). Sur la quinzaine d'expériences recensées, l'investissement le plus faible est de 100 KF et le plus important de 700 KF, avec une moyenne se situant entre 200 et 400 KF.

LES PARTENAIRES-CLÉS

Les projets de jardins Cultivons la solidarité peuvent mobiliser de nombreux partenaires financiers, entre autres les collectivités locales, l'Etat (à travers la DDTE), la Communauté Européenne. S'agissant du soutien logistique, une aide importante peut être trouvée auprès du réseau et du groupe d'appui Jardins Cultivons la solidarité de la FNARS : envoi d'une documentation complète sur la démarche à suivre, visite des sites déjà opérationnels, étude de faisabilité et suivi de la mise en place. Une seule condition pour bénéficier de ce soutien : être adhérent à la FNARS.

DES EXEMPLES

A Chalezeule, l'association Julienne Javel a créé le premier jardin "Cultivons la solidarité". Elle y dispose de six hectares, dont un hectare loué à la municipalité et cinq à des agriculteurs locaux. Trois cent cinquante familles adhérentes de l'association reçoivent, pendant cinquante semaines, un panier de légumes de saison (couvrant les besoins pour une famille de quatre personnes). Ceci avec l'aide d'une trentaine de personnes en difficulté sociale (soixante-seize depuis le début) : des jardiniers provisoires qui ont déjà repris, pour près d'un tiers d'entre eux, une activité extérieure, pour un autre tiers, se sont orientés vers une formation pré-qualifiante ou qualifiante, le dernier tiers ayant nécessité un accompagnement social plus long.

AUTRES EXPÉRIENCES

Blois (41), Valence (26), St Brieuc (22), Romans (26), Amiens (80), Thaon (14), Drumettaz (73), Le Teil (07), Tarbes (65), Roanne (42), St Menoux (03), Poitiers (86), St Urcisse (81).

Ouverture au printemps 96 : Chambéry (73), Rennes (35), Douarnenez (29), Grenoble (38), Lyon (69), Gap (05), Aix en Provence (84), Limoges (87), La Rochelle (17), Guéret (23), Redon (35), La Flèche (72).

LES CONTACTS

Marc Gagnaire - FNARS Paris
76, rue du Faubourg St-Denis - 75010 Paris cedex
Tél : 01 45 23 39 09

ou Jean-Guy Henckel - Association Julienne Javel
BP 13- 25220 Chalezeule - Tél : 03 81 21 21 21



4. LES JARDINS PÉDAGOGIQUES

JARDINS LUDIQUES
ENFANTS
ÉVEIL À LA NATURE
ÉCO-CITOYENNETÉ

De nombreux Jardins pédagogiques existent aujourd'hui, dans les écoles françaises, à côté des fermes pédagogiques et autres structures d'éducation à la nature. Pour développer et promouvoir cette activité, l'association Graine Ile-de-France, adhérente du réseau Ecole et Nature, a rassemblé des éducateurs praticiens du jardinage au sein de sa commission Jardins. Sa vocation : permettre aux enfants de s'enrichir et de s'épanouir comme citoyens dans le respect et la connaissance de la nature.

LES OBJECTIFS

Amener les enfants à observer, faire pousser, jouer, agir, créer, fabriquer, toucher, goûter... et ainsi leur permettre de s'approprier le lieu : tels sont les objectifs communs des partenaires de Graine Ile de France. Le jardin est alors utilisé comme un outil riche d'innombrables potentialités éducatives, un outil parfait pour inciter à la découverte et à l'expérimentation.

LE PUBLIC CONCERNÉ

Ce sont bien entendu tous les enfants, petits et grands. Les partenaires de l'association travaillent essentiellement avec le milieu scolaire et les centres de loisir.

LA DÉMARCHE

Il est important que les enfants se sentent les porteurs du jardin. Pour les stimuler et les aider à bâtir leur propre projet, la visite d'autres sites existants est souhaitable. La première étape de la démarche consiste à obtenir un terrain et de demander qu'il soit préparé, selon le plan imaginé par les enfants. On pourra, pour cela, écrire une lettre à la mairie. Bien entendu, pour que le projet soit viable, le terrain attribué devra être ensoleillé, du moins partiellement. Il sera, de préférence, proche du lieu fréquenté par les enfants et devra comporter un point d'eau et un endroit pour ranger les outils. Quant à sa taille, elle dépendra du nombre d'enfants associés au projet, le minimum étant d'un mètre carré par enfant (sans compter les allées ! ). Par ailleurs, il est important que les enfants puissent s'investir sur une année entière : pour les aider à mieux appréhender la notion de saison. Les personnes qui les encadrent peuvent ne pas être des jardiniers chevronnés... sauf si le but est de produire tout de suite et beaucoup !

LES MOYENS

L'investissement peut être très modeste au départ, l'association conseillant de démarrer par un petit projet pour bien en mesurer les contraintes de temps et d'entretien. Dans tous les cas, il est nécessaire de se procurer quelques outils. Mais pour les plantations, plutôt que d'acheter, on pourra favoriser les semis et les échanges de boutures.

LES PARTENAIRES-CLÉS

Quel que soit le lieu où se déroule le projet, la mairie est le partenaire principal. Ses services techniques doivent dès lors être sollicités, aussi bien pour les moyens humains que pour le matériel. Mais des aides de proximité peuvent également être envisagées : concierge, grainetier, parents, associations locales de jardiniers, etc. La réussite du projet dépend d'ailleurs en bonne partie de l'effort de communication vers ces partenaires potentiels, qu'ils soient actifs ou simplement spectateurs.

Quelques mairies acceptent de détacher des animateurs-intervenants, notamment dans le cadre des contrats d'aménagement du temps de l'enfant. Des jardiniers municipaux sont parfois délégués pour circuler dans les écoles.

L'EXPÉRIENCE

Une brochure très détaillée, écrite par la commission jardin de l'association Graine Ile-de-France, présente des fiches pratiques. Elles abordent l'activité de jardinage sous plusieurs angles : scientifiques, artistiques, ludiques et techniques. Cette brochure a pour but de favoriser l'échange de savoir et de permettre de bien évaluer les besoins et de bien préparer le déroulement du projet. Elle est disponible au Graine Ile-de-France.

LES CONTACTS

Graine Ile-de-France - 6 rue Emmanuel Pastré - 91000 Evry

Tél: 01 60 77 66 81 - Fax: 01 60 78 15 41

Réseau Ecole et Nature - Maison de l'environnement, 16 rue Ferdinand Fabre - 34000 Montpellier

Tél : 04 67 02 25 70 - Fax : 67 72 45 00

Groupement des fermes d'animation (GFA) - 23 rue Gosselet - 59000 Lille

Tél : 03 20 52 57 46

OCCE Fédération Nationale - 101 bis rue du Ranelagh - 75016 Paris

Tél : 01 45 25 46 07



Le Réseau Ecole et Nature vous présente son investissement dans les jardins :

Groupe de travail 
"Mon jardin se crée"

Depuis mars 1997, nous  sommes une douzaine à faire du "remue-méninges" sur l'éducation à l'environnement par le jardin.

Nous avons engrangé beaucoup d'idées, essayé de cerner ce sujet, à la fois bateau parce que très à la mode, et si évident qu'il n'est pas facile de le verbaliser.

Dynamique nationale 
"Jardin dans tous ses états"

Suite au premier forum national " Jardinage et Citoyenneté : Le Jardin dans tous ses états " (Lille les 23 et 24 octobre 1997), des acteurs associatifs, institutionnels, politiques et professionnels ont pris l'initiative de lancer une dynamique de réseau autour des jardins.
Le Réseau Ecole et Nature y participe  pour apporter au sein du groupe une approche éducative des jardins. 
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5. LE CENTRE ÉCOLOGIQUE EUROPÉEN TERRE VIVANTE

JARDINAGE BIOLOGIQUE
FORMATION ET INFORMATION
PROMOTION DES LÉGUMES OUBLIÉS
AMATEURS ET PROFESSIONNELS

Contrairement aux autres associations, le Centre Terre Vivante ne présente pas un type de jardin particulier. Il nous a cependant semblé qu'il avait toute sa place dans cet ouvrage dans la mesure où il est un partenaire précieux pour les collectivités locales et les associations qui souhaitent développer une activité de jardinage tout en respectant l'environnement.

LES OBJECTIFS

L'association Terre Vivante est un lieu de formation, d'information et de démonstration sur le jardinage biologique. Elle cherche, par ses diverses activités, à développer les techniques non polluantes, à respecter la faune et la flore, bref, à tenir compte des conditions écologiques locales.

LE PUBLIC CONCERNÉ

Ce sont les collectivités territoriales et les associations, mais aussi les douze millions de jardiniers amateurs qui, parfois, faute d'information, peuvent avoir des pratiques polluantes pour l'environnement et porteuses de risques pour leur santé.

LA DÉMARCHE

L'association agit dans différentes directions. Premier volet : elle publie depuis quinze ans Les Quatre Saisons du Jardinage, vendue essentiellement par abonnements (20 000 abonnés). Cette revue bimestrielle, unique en son genre en France, expose toutes les techniques du jardinage biologique, des techniques qui garantissent un jardin aussi beau et aussi productif qu'avec les méthodes conventionnelles, mais sans l'utilisation d'un seul produit polluant pour la santé ou l'environnement. Elle fait également la promotion des espèces et variétés de fruits et légumes oubliés.

Deuxième volet : elle a ouvert, en 1994, le Centre Ecologique Européen à 50 km au Sud de Grenoble, dans l'Isère, pour y créer une vitrine de ses méthodes et y présenter au public un ensemble de jardins potagers et ornementaux. Les visiteurs peuvent en effet venir y découvrir comment faire et utiliser le compost, comment lutter contre les ravageurs et les maladies sans produits chimiques, comment semer des engrais verts, comment associer les cultures, comment tenir compte des conditions écologiques locales. Le Centre Terre Vivante propose également une documentation très complète sur ces sujets mais aussi sur tous les sujets qui, comme le jardinage et l'agriculture biologiques, offrent une alternative écologique (l'habitat, l'alimentation, l'énergie, l'épuration des eaux, le recyclage des matières organiques, etc.). Des formations y sont par ailleurs assurées, notamment sur le jardinage biologique.

Après s'être adressée essentiellement aux particuliers,Terre Vivante souhaite développer un partenariat avec les collectivités pour favoriser l'utilisation par ces dernières de techniques écologiques pour l'aménagement et la gestion de l'espace, le recyclage des résidus végétaux par compostage, l'entretien des espaces verts, etc.

LES CONTACTS

Claude Aubert - Centre écologique européen Terre vivante

Domaine de Raud, BP 20 - 38711 Mens Cedex

Tél : 04 76 34 80 80

(Le centre est ouvert au public tous les jours d'avril à octobre)



6. AUTRES EXPÉRIENCES DE JARDINS
 

LES JARDINS DE LA SOLIDARITÉ

Leur objectif est de fournir une activité d'utilité collective (à travers un contrat CES) à des chômeurs de longue durée en leur demandant de cultiver des légumes destinés à approvisionner la Banque Alimentaire et les Restos du Coeur de la région

Contact

Les Jardins de la Solidarité - 3, rue des Carmes - 54700 Pont-à-Mousson

Tél : 03 83 83 12 06
 
 

LES JARDINS FAMILIAUX

Centenaires, ils étaient autrefois appelés "jardins ouvriers". En échange d'une cotisation très modeste, les jardiniers disposent d'une parcelle de terre leur permettant de cultiver suffisamment de fruits et légumes pour leur consommation. Généralement regroupés en périphérie des villes, les jardins familiaux apportent ainsi détente et convivialité à des personnes qui vivent, pour la plupart, dans des grandes cités.

Deux contacts

Fédération Nationale des Jardins Familiaux - Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer

11 rue Desprez- 75014 Paris - Tél : 01 45 40 40 45

Société d'Horticulture et des Jardiniers de France - 95 à 107 Bd Saly

BP 559 - 59308 Valenciennes Cedex - Tél : 03 27 46 37 50
 
  Coordination : Ben Lefetey

Rédaction : Sophie Bernier, Arlette Chabrol, Béatrice Hollande, Claude Aubert, J-Guy Henckel, Eric Prédin

Illustration : Marie-Edith Henckel


Dossier Amis de la Terre janvier 1996
Écrire aux Amis de la Terre
dernière mise à jour le 25.02.1997



Les insectes amis du jardinier

De très nombreux insectes sont pour le jardinier des auxiliaires précieux, à condition d'être protégés et non détruits comme cela se fait régulièrement par pulvérisation d'insecticides; ce qui a pour résultat d'éliminer tous les insectes qu'ils soient utiles ou néfastes aux récoltes.
Les plus connus de ces alliés sont les pollinisateurs (80 % des plantes à fleurs sont fécondés par les insectes).
Sans eux, nos jardins auraient l'ai bien ternes, car la fleur est une invention des végétaux destinée à attirer les visiteurs ailés !

Les abeilles sauvages ou domestiques et les bourdons visitent plusieurs milliers de fleurs en quelques heures : leur action est irremplaçable.
Autres pollinisateurs précieux: les cétoines dont les larves en forme de petits vers se trouvent dans le terreau et doivent être préservées.
Certains insectes sont des prédateurs très efficace contre les indésirables du jardin; par exemple la coccinelle; elle dont les larves dévorent jusqu'à un millier de pucerons par jour (contre 150 pour l'adulte), ce qui n'est pas si mal. Mais, la coccinelle n'est pas la seule, il faut aussi citer la chrysope, de couleur vert tendre aux ailes transparentes. Ne l'écrasez pas, elle peut dévorer d'innombrables pucerons ou œufs de nuisibles du jardin.

Les carabes, quant à eux, sont de gros coléoptères (insectes qui ont une paire d'ailes pour faire carapace), le plus célèbre est le carabe doré; dans certaines régions on l'appelle "jardinière" en raison de sa grande utilité, il dévore les insectes nuisibles au jardin, ainsi que les limaces et les escargots. Il est invisible le jour, car il  sort uniquement le soir.
Plus difficile à observer, mais fort efficaces, de nombreuses petites guêpes solitaires (tachinaires, ichneumons) parasitent les chenilles, grandes dévoreuses  de végétaux. Elles pondent leurs œufs à l'intérieur du corps du ravageur, et après leur éclosion leurs larves vont se nourrir de cet original garde-manger vivant.
Enfin, parmi les prédateurs de nuisibles, n'oublions pas les araignées qui consomment d'énormes quantités d'insectes et d'autre part elles ne nuisent jamais aux plantes, étant toutes carnivores.

Les mille-pattes sont aussi des prédateurs rapides et efficaces, dont les crochets à venin justifient cependant qu'on ne les manipulent pas trop.
D'autres insectes assurent les tâches utiles. C'est le cas des nécrophages et des détritiphages (mangeurs de cadavres et de détritus) qui font le ménage à grande échelle et aident les bactéries à transformer en bon humus les débris biologiques de toutes sortes. Les  bousiers par exemple, se nourrissant de bouses de vache, disloquent ces dernières en petites boules, qu'ils vont enterrer un peu  partout après avoir pondu à l'intérieur, pour que leurs larves aient de quoi se nourrir à l'éclosion. Du coup ils assurent une très bonne fertilisation naturelle du terrain ! De nombreux insectes aèrent aussi le sol, à la manière des lombrics, à l'occasion de leurs pérégrinations souterraines, permettant  aux racines des végétaux de trouver de l'oxygène.

Les fourmis, si elles sont toutes de formidables nettoyeuses, ont des rapports plus ambigus avec le jardin: certaines espèces ont la mauvaise habitude d'élever des pucerons pour les traire; par-dessus le marché, même pas pour les manger . Elles protègent les pucerons de leurs prédateurs, par exemple contre les coccinelles. Bien entendu ce n'est pas le cas de toutes les petites fourmis rousses, notamment celles qui piquent et qui elles dévorent tous les pucerons et les larves rencontrées.
 

En plus de tout cela, les insectes font vivre le jardin; quel jardinier n'est pas heureux de voir des papillons  autour de lui, d'entendre l'air bourdonner aux heures chaudes, d'héberger des oiseaux, d'apercevoir un hérisson, un lézard ou une musaraigne, qui sont tous des insectivores.

Nous devons miser sur l'équilibre naturel:
Pour beaucoup de scientifiques, d'ailleurs, un jardin qui compte des communautés d'insectes variées et complémentaires verra souvent les diverses populations s'équilibrer elles-mêmes. Il  pourra donc y avoir certains dégâts, mais rarement de véritables ravages dus à de réelles pullulations. Celles-ci pourraient bien se produire plutôt par l'excès de produits chimiques, car ceux-ci tuent aussi les prédateurs. Ainsi, il vaudrait mieux avoir dans son jardin des refuges à insectes ("arbres à papillons", vieux murs, une haie, quelques souches) et miser sur l'équilibre naturel, en traitant le moins possible, et en tous cas en étant toujours attentif à ne pas dépasser les doses prescrites de phytosanitaires.

Extrait d'un article de Yves Sciama, paru dans "Le Chasseur Français", en juin 1999.

Antiquités - Michel Beauchemin
Arrosage: quelques principes et définitions pour arroser corectement et éviter de gaspiller l'eau... Australian National Botanic Gardens

Bassins de jardins (Les) Pour construire son bassin de jardin : choix de l'emplacement, technologie, choix de la pompe et autres.
Bergianska Botanical Gardens (Suède)
Botanical Garden and Arboretum (University of Nebraska-Lincoln)
Botanical Garden and botanical regions of Szabolcs- Szatmar-Berez County (Hongrie)
Boerner Botanical Garden (Wisconsin)
Botanic Gardens Utrecht University
Butchart Gardens

Calendrier des travaux sur une année http://www.champsfleuris.com/info/
http://www.champsfleuris.com/fleurs/
http://www.champsfleuris.com/liens.htm
http://www.champsfleuris.com/jardins/
http://www.champsfleuris.com/insectes.htm
Caméras en direct à travers le monde
Connaissance des jardins Édition de guides sur les jardins en Normandie
Création d'une pelouse

Désherbage
Diamant Noir

Ennemis des Jardins
La brochure décrit, sous forme de feuillets d'information, les ennemis des jardins trouvés couramment dans les provinces de l'Atlantique au Canada, et renseigne le lecteur sur les moyens de s'en débarrasser en adoptant un programme de lutte antiparasitaire intégrée. C'est ainsi qu'il existe des feuillets d'information sur le puceron, la mouche piqueuse (maringouin et mouche noire), la fourmi charpentière, la punaise, la coquerelle, le ver gris, le perce-oreille, la livrée d'Amérique, la tipule des prairies, le lépisme, la puce, la souris et le rat, la guêpe jaune, le ver blanc, et les mauvaises herbes de gazon
Entretien des pelouses
Escaliers, gradines et pas japonais ?

Fairchild Tropical Garden (Floride)
Finnish Museum Garden
Fleurs, Plantes et Jardins Le calendrier horticole, foire aux questions et les chroniques des Jardins de France. Recherche par mots clés :
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Garden : by Garden Escape. Des millers de Plantes et Fleurs à Commander en Direct  Garden Gate : Down The Garden Path
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Jardin aux colibris Accompagné de ces voltigeurs, parcourez leur jardin
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enez écouter « grandir les pierres ». Au Japon, le plus célèbre jardin de contemplation est le Ryoan-ji.
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Jardins-de-Napierville (Les) (68)
Jardins d'en face, Les Pépinière de plantes vivaces et d'arbustes de bord de mer. Collections de Phlomis, Euphorbia, Erodium, Hebe et Pittosporum.
Jardin secret de Tadine

La couleur au jardin
La Collection Main Verte
La Jardinière
Lankester Botanical Garden (Costa Rica)
Le jardin dans tous ses états : Bienvenue aux amoureux de la Terre et de tous ses habitants !
Le "Jardin dans tous ses états" est le nom d'une dynamique d’échanges entre les porteurs de projets de "jardins partagés" et leurs partenaires associatifs, politiques et institutionnels.Ces jardins sont divers, mais portent des valeurs communes de partage, de créativité, de solidarité entre les communautés, d’aide aux personnes en difficulté, de liens retrouvés avec le monde vivant, de respect de notre environnement
Offres et demandes d'emploi dans le jardin
Ouvrages spécifiques du Jardin dans tous ses états
Rendez-vous spécifiques du Jardin dans Tous Ses États
Les chroniques
 Les Jardins biologiques associatifs de la Maurelle
Jean-Maurice Mattio
    Quelques mots sur une expérience associative sur la région de Saint-Céré. Au départ, un petit groupe de gens avec une idée en tête : " Agir localement " avec en toile de fond la création d'un réseau solidaire, convivial, qui puisse devenir un tremplin pour peut-être d'autres expériences. 

    En deux mots : une association créée en 1997, employant un jardinier sur un terrain de 6000 m2, des adhérents et des abonnés-paniers. 

    Le fonctionnement est simple. L'association embauche le jardinier (CES pendant les 4 premiers mois, puis emploi consolidé avec aide dégressive de l'Etat pendant 5 ans). Le jardinier (actuellement Xavier) produit, sur un terrain prêté par une adhérente très sympathique (contre un panier), de quoi remplir pour une vingtaine de foyers, un panier de légumes biologiques toutes les semaines. 

    Avantages : des légumes bios de saison, sans intermédiaire, sans passage en chambre froide ; la possibilité de faire des découvertes (nombreuses variétés anciennes), la possibilité de travailler au jardin ou à la préparation des paniers et à la distribution, la convivialité que tout cela crée : réunions, randonnées, journées portes ouvertes pédagogiques et festives, la satisfaction de contribuer à la création d'un emploi pour un jeune ou un moins jeune. 

    Inconvénients : il n'y a pas toujours ce que l'on voudrait dans le panier, ou pas la quantité suffisante, ou l'on n'aime pas ça ou on ne connaît pas et on ne sait pas le cuisiner car il n'y a pas toujours de fiche recette avec... Les écueils de la vie associative : la réunionnite... 

    Combien cela coûte ?

    60 F pour un panier par semaine 
    30 F pour un demi-panier 

    plus l'adhésion annuelle à l'association qui est de 100 F. 

    Et le salaire du jardinier, et le matériel ? Nous avons obtenu une aide du conseil régional par l'intermédiaire de Midi Expansion à qui nous avions soumis notre demande de soutien en tant que projet innovant (il y avait même un article sur les jardins dans la dernière revue du Conseil Régional Midi-Pyrénées). 

    Je ne vous donne pas tous les chiffres, mais notre jardinier est payé toute l'année sur la base du SMIC, nous avons acheté une serre qui rentrera en fonction le mois prochain normalement et tout un matériel nécessaire à la conduite d'un tel jardin (motoculteur, matériel d'arrosage, outillage). Les amendements rentrent tous dans le cadre du cahier des charges de l'agriculture biologique et les semences sont elles aussi exclusivement bios. Toute personne voulant avoir plus de détails se doit de venir nous rendre visite. 

    Et le contenu des paniers ?

    On ne commande pas la pousse des légumes, si bien que nous sommes amenés à compléter avec des produits venant de l'extérieur (approvisionnement chez les maraîchers bios du coin, comme ils ne sont pas nombreux, pas dur de deviner...).

     Les abonnés sont relativement satisfaits des paniers. Les critiques : trop de courgettes à la saison, pas assez de plantes aromatiques, trop de pommes de terre dans les paniers hivernaux... Mais dans l'ensemble, tout le monde est prêt à faire des efforts pour la bonne continuité de l'histoire. 

    La participation des adhérents au jardin à la préparation des paniers a été inégale : de bons coups de main au début et du relâchement à l'arrivée des beaux jours et, bien sûr, toujours les mêmes... Une réflexion s'est engagée à ce propos car rien n'est obligatoire : on peut être simple consommateur mais la tendance est malgré tout d'amener les gens à s'impliquer un peu et à devenir des "consomacteurs". 

    98 démarre et l'organisation de cette nouvelle année se met en place : nouveau bureau, nouveau jardinier (Xavier, pour motif de paternité éloignée part dans l'Est de la France pour retrouver sa compagne), nouveau terrain sur Lacapelle-Marival qui permettra de cultiver des légumes venant difficilement à la Maurelle (sol trop acide), projet d'embauche d'un nouveau CES (peut-être deux à mi-temps) avec bien sûr le désir de pérenniser rapidement cet emploi-là également. Augmentation du nombre de paniers : une trentaine prévue pour cette année, souhaits de développement de travail pédagogique auprès des écoles... Ce ne sont pas les idées qui manquent.

Conclusion
    Très bon accueil du projet et adhésion de gens de tout bord, de tout âge, avec comme lien bien sûr l'obtention de légumes biologiques en circuit court. La dynamique est intéressante, les échanges entre adhérents sont eux aussi bien enrichissants. 

    Nous sommes complètement disponibles pour fournir tous les renseignements concernant le montage de ce type de projet. Le système du panier peut également être envisagé avec un maraîcher biologique de votre coin. Il y a juste à s'organiser.

Contact : Jardins de la Maurelle, La Maurelle, 46190 Teyssieu, tél : 05 65 33 81 38 
Les jardins enchantés de la Renaissance
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